jeudi 12 janvier 2017

Uddiyana bandha


Uddiyana bandha peut être rangé parmi les exercices de purification de l’organisme, les kriyas. Mais il peut aussi être intégré parmi les techniques de Pranayama, la maitrise de l’énergie.

ETYMOLOGIE

Il est essentiel de bien comprendre la signification du nom de cette pratique car elle va nous préciser ce qui doit être accompli.

Uddiyana bandha constitue l’un des trois bandhas mis en œuvre dans le Hatha Yoga : Mula bandha qui concerne la région du périnée et du sphincter anal, Uddddiyana bandha qui agit au niveau du nombril et Jalandhara bandha qui exerce son action sur la gorge.

Un bandha (बन्ध) désigne, en sanskrit, un lien, un verrou, une ligature. Appliqué au Hatha Yoga, ce terme désigne une contraction musculaire qui modifie la circulation ordinaire de l’énergie. Un bandha oblige ainsi le Prana à emprunter une direction particulière et ceci dans le but d’obtenir un résultat spécifique.

Le mot sanscrit Uddiyana (उड्डीयन) exprime l’action de s’envoler, de prendre son essor (cf. Sanskrit Dictionary for Spoken Sanskrit, spokensanskrit.de/).

Malgré ces précisions la signification du terme Uddiyana bandha demeure encore mystérieuse.

Il ne s’agit pas là d’une imperfection de la langue sanskrite, ni d’un manque de clarté de l’esprit des Yogis, mais d’une volonté délibérée de ne pas trop en dire. L’obscurité constitue ainsi une mesure de protection, une sécurité: elle empêche n’importe qui de faire n’importe quoi avec une technique qui ne serait pas maitrisée.

Si certains principes du Yoga peuvent être largement diffusés auprès du public, en revanche, certains enseignements demeurent confidentiels et ne sont transmis que dans le secret de la relation établie entre le maitre et son disciple.

Ce que l’enseignant révélera à l’élève qu’il juge apte, c’est qu’Uddiyana bandha permet le soulèvement des viscères de la cavité abdominale, qui se trouvent en quelque sorte aspirés vers le haut. Mais, il lui enseignera aussi que cette technique permet à l’énergie vitale, entrée dans le canal central, de s’élever en direction du chakra du cœur.

Nous nous intéresserons ici plus particulièrement aux bienfaits physiologiques d’ Uddiyana bandha qui sont très puissants.

LA POSITION DU CORPS

Uddiyana bandha peut être réalisé dans une posture méditative assise, ou bien debout.

En posture méditative, on posera les mains sur les genoux et on gardera les bras tendus pour prendre vigoureusement appui sur les mains.

Debout, les jambes sont écartées de la largeur des épaules afin d’avoir un ferme enracinement au sol. Les genoux sont légèrement fléchis. Le tronc est incliné vers l’avant et les mains sont placées juste au-dessus des rotules, les bras tendus. Tout comme les colonnes d’une cathédrale gothique reçoivent la poussée du poids du toit de l’édifice, les bras tendus transmettent aux jambes le poids du haut du tronc. Cette disposition particulière du corps permet de relâcher complètement les muscles abdominaux, condition indispensable pour assurer le soulèvement maximal des viscères abdominaux.

Quelle attitude choisir entre la posture méditative et la position verticale ?

En position debout, la rétractation de l’abdomen sera plus aisée à réaliser et plus complète. On préfèrera donc cette attitude, au moins au départ, pour obtenir de meilleurs résultats et se donner ainsi confiance. Quand la technique sera maitrisée, on pourra mettre en œuvre Uddiyana bandha en posture méditative, surtout si on intègre cette pratique à un ensemble plus vaste d’exercices de Pranayama.

TECHNIQUE

Après une inspiration profonde, on expire rapidement, presque brutalement, par la bouche. On n’a pas peur de faire du bruit à cette occasion ! Dans le même temps, pour mieux chasser complètement l’air des poumons, on comprime la cage thoracique en arrondissant le haut du buste et en inclinant encore plus le tronc vers l’avant. Puis on retient le souffle en gardant les poumons vides.

On soulève alors le diaphragme comme si on voulait prendre une inspiration, mais on ne fait rentrer aucun air dans les poumons. Les viscères abdominaux sont alors aspirés vers le haut et tirés vers l’arrière, plaqués contre la colonne vertébrale. Le ventre apparait complètement vidé, ce qui est spectaculaire la première fois où l’on accomplit cette pratique. Rassurez-vous, vous n’avez rien perdu en route, ce n’est qu’un jeu d’apparences. Et tout reviendra en place qu’en vous relâcherez le diaphragme et reviendrez ventre plat.

Après quelques secondes de rétention du souffle, on fait revenir le ventre plat, puis on inspire à nouveau.

Comme on est demeuré durant quelques secondes en apnée, l’organisme a besoin de refaire le plein en oxygène. On s’accorde ainsi trois respirations tranquilles, profondes, avant de recommencer l’exercice.

Certaines personnes parviennent à réussir cet exercice du premier coup, d’autres ont besoin d’un peu plus de temps. Il convient simplement de persévérer. C’est comme le vélo : il y a un moment où cela vient !

Ce qui aidera les personnes qui ont un peu de difficulté c’est de savoir qu’on parvient tous à s’approcher spontanément de cet exercice quand on a le hoquet : le diaphragme se soulève alors, ce qui peut nous donner un petit haut-le cœur, et, pendant une fraction de seconde, le ventre se trouve aplati. Ce que l’on sait si bien réaliser de manière partielle et involontaire quand on a le hoquet, on le déclenche ici de façon délibérée et avec une grande amplitude. Il n’y a donc aucun empêchement naturel à cette pratique, accessible à tous.


LES INDICATEURS D’UNE PRATIQUE CORRECTE

Pour savoir si l’on accomplit Uddiyana bandha de façon juste on peut se référer à plusieurs critères :

On peut se regarder dans une glace, ou tâter son abdomen durant la rétention du souffle et constater que le ventre se trouve rentré. Cependant cet indicateur n’est pas suffisant car de nombreuses personnes peuvent rentrer légèrement l’abdomen en pensant qu’elles ont réalisé pleinement l’exercice alors qu’elles l’ont à peine effleuré. L’abdomen doit être complètement vidé, ce qui peut parfois impressionner.

La sensation liée à la compression des viscères est intense, voire désagréable. Elle sera d’autant plus gênante qu’on en aura plus besoin. Ainsi une personne dont le foie sera engorgé ne trouvera pas du tout agréable que ce viscère soit décongestionné.

On ressent un important dégagement de chaleur, comme si la température extérieure montait d’une dizaine de degrés. La transpiration se met alors à apparaitre notamment sur le front.

On sent que les muscles du cou, situés de part et d’autre du cou se trouve étirés. On peut placer une main pour vérifier.

Des signes manifestes de détente apparaissent tels que le baillement.

Ensuite on ressent que c’est intense voire un peu désagréable. Mais c’est pour une bonne cause.

Si le foie est congestionné peut-être parce qu’on a bu de l’alcool ou fait quelques excès de table, quand le foie va être vigoureusement décongestionné, on va le sentir. Donc cette sensation un peu désagréable ne doit pas nous faire abdiquer, bien au contraire : c’est que ça travaille ! Il faut alors poursuivre le traitement c’est-à-dire recommencer. On sent très rapidement que la situation évolue et qu’on se sent dégagé.

Il en va de même en cas de ballonnement ou de constipation. Le traitement est intense et radical. Et je trouve cela rassurant de disposer d’un remède naturel si efficace et puissant !

Autre critère nous renseignant qu’on pratique bien : Quand le diaphragme est bien soulevé on sent que cela tire les muscles de part et d’autres du cou.

Enfin l’exercice donne très rapidement très chaud. Il suffit de l’accomplir trois ou quatre fois pour sentir une légère transpiration apparaitre sur le front. C’est comme si la température ambiante augmentait d’une dizaine de degrés. Surtout ne pas s’arrêter quand on a chaud : on retire un vêtement et on poursuit le traitement .

 

QUE SE PASSE –T-il ?

L’adoption d’Uddiyana bandha surprend compte tenu de son caractère spectacualiaire.

Le vidage complet des poumons a dégagé de la place dans le haut du tronc. Ceci permet au diaphragme de se soulever .

Le soulèvement du diaphragme induit un soulèvement des viscères mais aussi leur refoulement vers l’arrière, vers la colonne vertébrale. Il se trouve nt ainsi comprimés. Comme ces tissus sont spongieux ils libèrent les liquides qu’ils contiennent. Le foie se trouve ainsi décongestionné, la vésicule biliaire vidée, le pancréas, stimulé. L’estomac se touve massé.

Les viscères de la cavité abdominale ne preésentent pas de caractère solide : ces tissus sont spongieux. Par conséquent lorsque le diaphragme se soulève cela crée un effet d’aspiration qui comprime et dégorge véritablement ces organes. Le foie, la vésicule biliaire se trouve . Le sang présnt à l’intrieur de ces viscères se trouve chassé. Uddiyana bandha fonctionne comme une essoreuse très puissante.. Le chyle Ce brassage facilite aussi la circulation du sang, de la lymphe. Les ésécrétions des glandes se trouvent régulées : le foie, le pancréas. Bien sûr l’estomac doit être vide sans quoi cette pratique pourrait provoquer un vomissement, ou au moins un mal de cour.Par contre la circulation du chyle à l’intérieur de l’intestin grèle  et des déchets dans le gros intestin se trouve facilitée.

 stimui : la rétractation de l’abdomen nous donne l’impression d’avoir été car la disparition du contenu de l’abdomen ov

LES ERREURS FREQUENTES

Beaucoup de personnes maniérées s’empêchent de réaliser correctement cet exercice parce qu’elles sont mal à l’aise avec leur corps : Uddiyana bandha ferait trop de bruit, serait peu gracieux ou ne serait pas suffisamment agréable. Ces arguments ne tiennent pas. Uddiyana bandha est un traitement vigoureux et efficace, un véritable remède de cheval. Il vous remettra sur pied très rapidement et vous procurera une excellente santé, ce qui est infiniment précieux.

Il convient donc d’éviter plusieurs erreurs fréquemment commises.

Certaines personnes ne vident pas complètement les poumons, ou bien le font trop lentement, laissant ainsi l’air rentrer à nouveau dans les poumons. Or il est indispensable que les poumons soient totalement vides pour que le dôme du diaphragme puisse se soulever pleinement.

D’autres personnes ne tirent pas suffisamment le diaphragme vers le haut, ce qui demande, il est vrai, un effort musculaire intense et occasionne un peu de fatigue. Mais la réussite est à ce prix !

L’abdomen ne doit pas simplement rentrer un petit peu, comme lorsqu’on pratique Kapalabhati : il doit disparaitre complètement.

Certaines personnes forcent la rétention du souffle, la faisant durer plus que de raison. Or la pratique du Pranayama ne doit pas être détournée de sa finalité essentielle : être en excellente santé afin d’aider tous les êtres. Toute autre motivation, telle que développer sa capacité respiratoire pour faire de la pêche sous-marine, constitue un dévoiement de la pratique : les Yogis ont renoncé à la violence et s’abstiennent de tuer* Dans les huit étapes de l’Ashtanga Yoga exposé par Patanjali, la première étape, Yama, expose des principes moraux, dont le premier, l’Ahimsa, la non violence, est le plus important.

 

, comme l’énonce le premier préceptes (Ahimsadevrait être proscrite On peut alors ressentir un léger étourdissement. On marque alors une petite pose, en s’asseyant, voire même en s’allongeant. Au bout de trente secondes l’ajustement s’est effectué et l’organisme réclame à nouveau son traitement !

Certaines personnes, pressées d’inspirer suite à une longue rétention de souffle, oublient de revenir le ventre plat : la dépression créée à l’intérieur des poumons crée un appel d’air brutal, ce qui provoque un bruit bizarre dans la gorge, semblable au grommellement du sanglier, ainsi qu’ une sensation nettement désagréable dans les poumons. Rien de grave : quand on l’a fait une fois, on ne recommence plus !

BIENFAITS

 et que l’on se met à transmirer.

dC’est comme un médicament : on lui demande de nous soigner, pas d’être délicieux au gout. plus ou moins selon voir si on fait bien

 

Si la rétention du souffle, poumons vides, est inférieure à dix secondes, ce qui sera peut être le cas, au début, il n’est pas nécessaire d’installer jalandhara bandha. Quand la rtention dépasse dix secondes il est alors impératif d’abaisser le menton afin de comprmer la base du cou avec le meton.

La rétention du souffle ne doit pas être forcée.

Quand on ressent le besoin d’inspireron cesse de comprimer le menton, on revient ventre plat, puis on réinspire.

Si l’on inspire alors que le ventre est encore creux, cela fera un appel d’air bruyant et désagréable au niveau de la gorge. Rien de grave : quand on l’a fait une fois, on s’en abstient par la suite !

 

Uddhiyana bandha agit par un procédé façon mécanique : le vidage complet des poumons permet le soulèvement maximal du diaphragme, ce qui provoque un soulèvement et une compression vigoureuse des viscères de la cavité abdominale. L’action d’Uddhiyana bandha est plus particulièrement importante pour les organes situés dans le haut de la cavité abdominale : foie, vésicule bilaire, estomac, rate, panchréas, colon transverse.  entraine un entraine une compression vigoureuse de tout le contenu de la cavité abdominale. Ceci agit comme un massage interne très puissant. Les organes se trouvent décongestionnés, quasiment essorés, exprimés et régénéré.

La vésicule biliare se trouve vidée . Le soulèvement des viscères appuyant sur le poire que forme la vésicule. Uddiyana bandha évite la cristallisation des constituants de la bile, évitant ainsi l’appartion de calcul biliaire.

Le massage du du pancréas entraine une régulation de son fonctionnement. La production d’insuline se trouve favorisée , ce qui permet de combattre le diabète sucré.

limite les régulée ce qui favorise  doLe diaphragme se trouve puissamment sollicité et donc fortifié.

Le contenu de la cavité abdominale qui semble disparaitre comme par magie, se trouve comprimé, décongestionné et donc régénéré..

Le plexus solaire se trouve puissament massé. Il en résulte une sensation de détente qui apparait très rapidement, parfois meme au bout d’une minute, après seulement deux ou trois retractations de l’abdomen.exercices d’Uddiyana bandha

Le feu digestif se trouve stimulé ce qui permettra une meilleure assimilation des nutriments.

L’vacuation des déchets de l’organisme se trouve facilitée. Aucune constipation, même tenace, ne résiste à Uddyiana bandha.

Son effet revitalisant sur tout le système digestif est étonnant. Aussi après quelques excès de table, après une fête, où en fin d’année, cela permettra de « bien remettre les choses en place « .Uddiyana bandha stimule tout le système digestif agissant sur les intestions grèle et le gros intestin, l’estomac, le foie, la vésicule biliare, le pancréas, la rate.

CONTRE INDICATIONS

Les contre indications sont de bon sesn.

On s’abstiendr asi l’on est une femme enceinte, si l’o a subi une intervention chirurgicale récente de l’abdomen
Si l’on a l’estomac plein, ou bien un ulcère à l’estomac. Si le colon est facilement irritable. Dans ces cas , ce n’est pas qu’il n’y ait rien à faire : on pourra pratiquer kapalabhati qui est beaucoup plus doux.


lundi 28 novembre 2016

Salutation au Soleil classique


Il existe plusieurs variantes de Suryanamaskar. Nous allons présenter une forme traditionnelle, telle qu’enseignée par Swami Shivanada à son ashram de Rishikesh.
Par souci de clarté nous détaillerons les différentes postures, avant de présenter comment coordonner respiration et mouvements.
Enfin, nous parlerons de l’attitude mentale à développer lors de l’accomplissement de la Salutation.

1.      présentation des postures

La salutation au soleil comprend une succession de postures qui doivent chacune être réalisées de façon exacte et selon un certain ordre. Mais, à l’intérieur même de chaque posture, existe un certain ordonnancement, un déroulement particulier qui doit être respecté. Ainsi, n’est-ce pas tant la posture qui importe que le chemin qui mène à la posture, permet de s’y installer et enfin de la quitter.
·         Namaskarasana, posture de salutation  traditionnelle.
Les deux pieds sont rapprochés l’un de l’autre. Le bassin se trouve basculé afin d’atténuer le creux de la région lombaire. Ce positionnement  nécessite la ferme mobilisation des muscles abdominaux et fessiers. On se concentre alors au niveau du nombril.
Les mains sont placées en salut devant la poitrine. La cage thoracique est bien ouverte. Les épaules sont rejetées en arrière. Le menton est lui aussi repoussé en arrière. Ainsi, les courbures de la colonne vertébralese trouve atténuées  dans les régions cervicale, dorsale et lombaire.
Ainsi , la posture de départ est Namaskarasana, attitude de salutation traditionnelle.
·         Tadasana la posture du palmier

Sur une inspiration les mains s’élèvent, passent devant le visage. Les coudes sont alors bien écartés pour aplatir vigoureusement entre les omoplates. Les mains poursuivent leur progression. On place les poignets au-dessus du sommet du crâne, puis on tend les bras qui sont alors parallèles. On se trouve alors dans une variante de la posture du palmier, Tadasana.

·         Ardha Chandrasana , la posture de la demi-lune.
Les poumons pleins, les pieds fermement encrés dans le sol, on soulève alors les épaules au maximum. Puis, on commence une lente flexion de la colonne vertébrale, du haut vers le bas.
On renverse ainsi la tête en arrière. Concentré au niveau des vertèbres cervicales, on suit le lent déplacement de la flexion : de la première à la seconde vertèbre, et ainsi de suite jusqu’à la septième vertèbre cervicale.
Puis, on rejette les épaules en arrière afin de creuser le haut du dos. On prend alors le temps de sentir la flexion qui parcourt la région dorsale jusqu’au milieu du dos.
Beaucoup de nos contemporains souffrant du bas du dos, il n’apparait pas souhaitable de creuser la région lombaire qui se trouve naturellement cambrée.
On transfère alors le poids du corps sur les orteils.
De profil, la personne ressemble un croissant de lune. On se trouve ainsi dans Ardha Chandrasana , la posture de la demi-lune.
·         Uttanasana, posture de l'étirement intense
Sur une expiration, on redresse alors la tête et le tronc, puis on pousse les fessiers vers l’arrière. On laisse alors le tronc s’incliner. Les mains se rapprochent du sol. Si on est extrêmement souple on aura l’abdomen plaqué sur les cuisses tandis que les jambes seront  tendues. Mais si on n’est pas très souple –ce qui concerne la très grande majorité des personnes - on veillera à plier légèrement les genoux afin de plaquer l’abdomen sur les cuisses et on rapprochera le front des tibias.
Si on est très souple, les mains reposeront au sol de part et d’autre des pieds (voir le dessin). Si on ne l’est pas tant que cela, les mains seront simplement rapprochées des pieds.
On prend le temps de ressentir le vigoureux étirement de tout l’arrière du corps, depuis les tendons d’Achille jusqu’à la région cervicale.
 On se retrouve ainsi dans Uttanasana, posture de l'étirement intense.

·         Sanchalanasana , posture du cavalier
Sur une inspiration on envoie le pied gauche en arrière. On veille alors à bien aligner la jambe arrière tendue, le dos étiré dans le prolongement exact de la jambe arrière, et la nuque étirée dans le prolongement du dos. Le tibia correspondant au pied avancé doit être vertical.
On pose alors le genou gauche au sol. Puis on pousse précautionneusement le bassin vers l’avant. Ce faisant, le genou droit avance et se trouve alors placé à la verticale du gros orteil qui est au sol (voir le dessin).
Puis, on creuse le bas , puis le milieu, puis le haut du dos et, enfin, la région cervicale.
Si la région lombaire est fragile, on veille à sécuriser cette zone en s’abstenant de pousser le bassin vers l’avant et en s’empêchant de creuser la bas du dos.
Afin de creuser harmonieusement la région cervicale, on veille à bien relâcher les machoires et à entrouvrir la bouche.
L’arrière du corps se trouve ainsi arqué avec modération. On se retrouve alors dans Sanchalanasana , la posture du cavalier.
·         Adho Muka Svanasana, la posture du chien le museau en bas


Sur une rétention de souffle, poumons pleins, on envoie alors le pied gauche en arrière, et on le place exactement à côté du pied droit.
Alors, on pousse les talons vers le sol, tout en percevant bien l’étirement de l’arrière des jambes, bien droites.
Puis, on pointe le coccyx vers le plafond. Et on prend alors  le temps de sentir l’étirement complet de la colonne vertébrale.
On ne laisse pas pendre la tête : la région cervicale demeure dans l’alignement de la colonne (voir le dessin).
On se retrouve ainsi dans Adho Muka Svanasana, la posture du chien, le museau en bas.
·         Dandasana, la posture du bâton
Sur une expiration, sans bouger ni les mains ni les pieds, on avance la tête et les épaules : le bassin s’abaisse mécaniquement. On veille à ce qu’il ne s’effondre pas.
Le tronc et les jambes doivent être alignés de façon exacte. Pour cela, les muscles abdominaux sont bien contractés. Par ailleurs, on pousse à la fois les talons vers l’arrière et le sommet du crâne vers l’avant pour que l’attitude soit aussi rectiligne que possible. Le corps se trouve ainsi ferme, vigoureusement tendu et aligné.
On se retrouve alors dans Dandasana, la posture du bâton.
·         Dharmikasana, posture de dévotion
En gardant les poumons vides, on pose les genoux au sol. Sans faire glisser les mains sur le tapis, on tire le bassin en arrière. Les talons sont  rapprochés le plus possible des fessiers. Le front repose, si possible, sur le sol. On prend alors conscience d’un  étirement très intense de toute la colonne vertébrale.
On se trouve dans la posture Dharmikasana, posture de l’adepte.

·         Ashtanganamaskarasanea, la posture du salut en huit points.
Sans bouger les mains, sur une inspiration, on fait avancer la tête et les épaules. Le nez frôle le sol. Une fois que la tête a dépassé les mains, on pose le menton sur le tapis tandis que la poitrine est placée entre les deux mains. Le bassin se trouve soulevé d’une quinzaine de centimètres et le coccyx est dirigé vers le plafond. 
On est ainsi en appui sur le menton, les deux mains, les deux genoux et les deux pieds. D’où, le nom donné à cette attitude : Ashtanganamaskarasana, la posture du salut en huit points (d’appui).
·         Bhujangasana, la posture du cobra
Les poumons pleins, sans faire glisser les pieds en arrière, on finit d’avancer la tête et les épaules. On peut alors très facilement  pointer le nez vers le plafond, puis décoller la poitrine du sol. Afin de protéger la région lombaire, il est souhaitable de conserver le pubis plaqué au sol.
Les orteils peuvent rester agrippés au sol, ou bien être allongés (comme sur le dessin).
On est ainsi installé en Bhujangasana, la posture du cobra.
A partir de cette phase, la Salutation au soleil va se dérouler de façon symétrique : on retrouvera les postures déjà exécutées, mais disposées dans l’ordre inverse.
·         Adho Muka Svanasana, la posture du chien le museau en bas
A l’expiration, on prend appui sur les mains et les orteils et on soulève le bassin, en pointant le coccyx vers le plafond.
On se retrouve à nouveau dans Adho Muka Svanasana, la posture du chien, le museau en bas.

·         Sanchalanasana , posture du cavalier

Sur une inspiration, on envoie le pied droit très loin en avant. Les orteils du pied droit viennent se placer entre les deux mains.
Si on ne parvient pas spontanément à le faire, on procède alors à un petit aménagement : on laisse le pied droit là où on a pu l’avancer et on recule les mains afin qu’elles encadrent les orteils du pied avancé. Puis, on recule le pied gauche, situé en arrière, afin d’aligner complètement la jambe, le dos et la nuque.
Ensuite, on pose le genou gauche  au sol. Puis on pousse le bassin vers l’avant et l’on creuse le bas, le milieu, puis le haut du dos et, enfin, la nuque.
On se retrouve alors dans Sanchalanasana , posture du cavalier.
·         Uttanasana, posture de l'étirement intense,

Sur une expiration, on avance simplement le pied qui était en arrière et on place les deux pieds l’un à côté de l’autre. On garde les mains dirigées vers le sol. On veille à plaquer l’abdomen sur les cuisses, quitte à fléchir légèrement les genoux, ceci pour protéger le bas du dos. Le corps est placé en Uttanasana, posture de l'étirement intense.
·         Tadasana, la posture du palmier

L’abdomen  plaqué sur les cuisses, on tend vigoureusement les deux bras au-dessus de la tête sur une inspiration.. Il est souhaitable d’avoir les genoux légèrement fléchis lors du redressement du tronc pour assurer la protection de la région lombaire.
Attention, le relèvement des bras doit s’accompagner d’une très ferme mobilisation de la musculature dorsale et abdominale. On se trouve alors dans une variante de la posture du palmier, Tadasana.

S’il n’est pas possible de se redresser avec la fermeté requise du ventre et du dos, il est alors préférable de remonter en laissant pendre passivement les bras et la tête devant soi. Le dos est alors bien arrondi, et on empile tranquillement les vertèbres de la région lombaire, puis celles de la région dorsale, et enfin celles de la région cervicale. Durant toute la remontée du tronc on veille à savourer la complète détente de la nuque et des épaules. On se retrouve alors directement en Namaskarasana, sans être passé par Tadasana.

·         Namaskarasana, la posture de salutation

Tandis que les bras se trouvent tendus au dessus de la tête, sur une expiration, on replace les mains en salut devant la poitrine.
Les courbures de la colonne sont estompées au maximum. Le bassin est basculé et on se sent alors fermement encré dans le sol.
On se retrouve alors dans Namaskarasana, la posture de salutation. 

2.      Coordination du souffle et des postures

Lorsque les postures sont accomplies correctement, avec fluidité, sans effort trop intense, on veille alors à coordonner la respiration et les mouvements.
On veillera à ce que les mouvements du corps se placent sur la respiration, tout comme un oiseau se pose sur une branche, avec naturel et légèreté. De cette façon il n’y a pas d’essoufflement.
On pense qu’à chaque inspiration on absorbe l’oxygène dont nos cellules ont besoin, mais aussi le Prana, l’énergie vitale qui est dans l’air et dont notre corps physique a tout autant besoin.

Expirer                                               


Inspirer                                               


Rétention à plein


 

Expirer                                                                


        

  Inspirer                  


 

Rétention à plein                               

  

Expirer                    


Rétention à vide               

.

Inspirer                            


Rétention à plein        


Expirer                         


Inspirer               


Expirer                                        


Inspirer                                              


Expirer                                      


 

3.      L’attitude mentale


Le mieux est de laisser l’esprit se décanter. On entre progressivement dans un état de calme intérieur en laissant notre esprit se déprendre des pensées qui s’élèvent spontanément en lui. On laisse simplement les pensées se dissoudre dans le souffle.
Certains pratiquants hindous se concentrent, lors de la pratique des salutations au soleil sur la récitation de mantras. Mais l’efficacité de cette récitation nécessite l’entière adhésion à la spiritualité hindoue, ce qui n’est peut-être pas votre cas !

conclusion

La pratique régulière des salutations au soleil sera pour vous une aide précieuse tout au long de votre vie. Il s’agit d’un monument dont on ne cesse au fil des années d’approfondir la richesse et de découvrir les raffinements.

L’accomplissement d’une dizaine de salutations journalières vous procurera un excellent état de santé physique, ainsi qu’une plus grande stabilité intérieure. Votre existence sera ainsi prolongée de plusieurs années.

christian Ledain